GARM Info

Posté: novembre 16th, 2011 | Auteur: | classé dans: Antimilitarisme - Non-violence | Mots-clés: | Comments Off

(Source : Projet de texte de présentation du GARM – Si on ne s’occupe pas de l’armée… elle s’occupe de nous !)

Contre l’embrigadement : « Un an d’armée, c’est pas seulement chiant, mais à travers le service national, on apprend : l’obéissance au quotidien ; à servir l’Etat, à forger le patriotisme qui profite aux classes dominantes au détriment d’une solidarité de classe (…)

L’armée assure le dressage phallocratique (culte de la virilité, frustration /compensation sexuelle durant le service…) et véhicule l’image du rôle de chef (de bataillon, de famille, du personnel), pendant que la femme pond des gosses et assure l’intendance (bouffe, fabrication des munitions, armes en temps de guerre…).

L’armée assoie son autorité sur la désignation d’un ennemi et exalte la haine, le racisme à son encontre qu’il soit à l’extérieur ou à l’intérieur.

Le pouvoir utilise le besoin légitime de sécurité pour développer une campagne sur l’in-sécurité et favoriser ainsi la peur, le repliement individuel des gens, en lui laissant les mains libres pour renforcer l’arsenal répressif. »

Contre la militarisation de la société : « développement d’une industrie de guerre (…) ; les ordonnances de 59 (…) ; la défense opérationnelle du territoire (…) ; la gendarmerie… la 4ème armée (…) ; la justice militaire (…) ; une armée jaune (…) ; occupation du terrain (…) ; la nucléarisation (…) ; la recherche kaki (…) ; contre l’armée impérialiste (…) ».

Nos objectifs : « Notre lutte vise à : l’abolition du service national ; la destruction des corps professionnels de répression ; la neutralisation du complexe militaro-industriel (…) Il y a bien sûr le refus d’obéir, mais il peut aussi y avoir le refus de commander. L’armée et les polices sont les instruments étatiques de légalisation de la violence. Pour la neutraliser, il n’est pas possible de la réformer. De même, croire qu’il faut l’infiltrer pour la retourner le jour J, contre ses oppresseurs est un leurre et ne conduit qu’à développer une nouvelle caste d’oppresseur. Reste la troisième voie… la nôtre… à définir…

Toutefois, même si ces attitudes (réformistes et révolutionnaires) ne vont pas dans le même sens, elles permettent d’affaiblir l’armée et le militarisme. Objectif tout de même souhaitable. »

1ère année de publication : 1980

C/o CEP – 44 rue Saint-Georges – 69005 Lyon.

(N°3) 15 octobre 1980.

Consultation : Observatoire des armements


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